Aldo Romano « Just Jazz »
Just Jazz, tel est le beau nom du nouveau projet d’Aldo Romano. Il est à
l’évidence certifié par l’engagement de toute une vie riche et mouvementée de
musicien de jazz. Mais aussi justifié par une fidélité sans faille aux fondamentaux
de cette musique et de son histoire. On aurait pu aussi l’appeler le « jazz juste ».
Justesse d’âme, justesse de feeling, justesse d’inspiration, témoignage d’une
qualité rare d’équilibre et d’exactitude. Pour partager sa musique et jouer ses
mélodies insidieuses, comme à son habitude, Aldo Romano a choisi avec soin ses
convives. « Jouer avec quelqu’un, avoue-t-il, c’est d’une intimité totale ».
L’envie d’un nouveau projet est toujours motivée chez lui par des rencontres. Ce
sont elles qui lui inspirent les compositions qui, mises bout à bout, deviennent un
« recueil de nouvelles » très personnel. Il reprend ici une formule qu’il affectionne
: un quartette sans piano ni guitare, avec un saxophone alto et une clarinette,
alliage sonore finalement peu pratiqué. À l’alto, Géraldine Laurent, largement
considérée comme la nouvelle merveille du jazz français. À la clarinette, Mauro
Negri, un compatriote découvert grâce aux conseils avisés d’Enrico Rava. Enfin,
Henri Texier, le compagnon de route le plus ancien. Entre eux deux, la complicité
est définitive. Avec de tels partenaires, le voyage « romanesque » peut
commencer, susciter ses surprises et délivrer ses enchantements. On glisse, au
gré des compositions, de tempos festifs et enjoués à des atmosphères plus
tamisées et sensuelles. Il plane un air de liberté et de sincérité qui ne trompe
pas. Du jazz, rien que du jazz, « Just jazz »…
Aldo Romano a reçu le prestigieux Jazzpar Prize (le « prix Nobel du jazz ») en
2004 et s’est vu couronné d’une Victoire d’honneur pour l’ensemble de sa carrière
aux dernières Victoires du Jazz.
Tangram
Le tangram est un jeu de solitaire chinois hérité de la haute antiquité, également
appelé « plaquette de la sagesse », sollicitant la flexibilité, la fluidité et
l'originalité créative de son utilisateur. Des qualités que l’on reconnaît aisément
chez les cinq jeunes musiciens qui composent ce rafraîchissant quintette. Réunis
autour d’Alexis Persigan, tromboniste au parcours déjà révélateur d’un dynamisme
et d’une ouverture d’esprit exemplaire (du jazz au reggae en passant par le funk,
la musique yiddish et l’improvisation libre), les protagonistes de Tangram donnent
à entendre une musique limpide, mélodique et empreinte de liberté, propice à
l’expression de cinq instrumentistes à l’éclectisme stimulant.